Tranche de vie

Les traits du visage étaient impeccables . Ses lèvres étaient bien tracées.De grands yeux clairs , doux et perçants.Nourredine était né vers les années 1929 à Regada (province de Tiznit- au sud du Maroc ).

Enfant , son père Ali l’ avait inscrit au msid ( école coranique pour musulman ).Il avait appris très jeune le Coran ( livre saint des musulmans).Très pieux ,il n’ avait jamais raté aucune des cinq prières de la journée même dans les moments les plus difficiles.C’est à la mosquée qu’il faisait toutes ses prières « Dhor « du vendredi

Il pouffait de rire quand il donnait un exemple ou il parlait d’ un sujet ou il entendait quelque chose de plaisant. Il était honnête,sérieux et, il avait le crâne dégarni sur sa tête une sorte de »Taquya » .qu’il posait sur sa tête. Il en avait de nombreuses de différentes tailles et de différentes couleurs .

Il avait débuté ,d’abord avec son frère aîné Abdoul, vers l’ âge de vingt-cinq ans comme commerçant.Dans un magasin de commerce alimentaire, avec l’aide de deux commis de sa famille, venus de son village natal.

Deux ans plus tard ,Grâce à son sérieux et à son honnêteté ,il dirigeait seul un autre magasin , non loin de la grande gare de casablanca ,avec l’aide d’un commis.

De santé fragile, il se plaignait toujours de son foie qui lui faisait souvent mal.A chaque fois qu’il sentait une douleur, il allait prendre un rendez-vous chez le médecin. Il recevait toujours avec plusieurs médicaments qu’ il achetait de la pharmacie quand il revenait chez lui.

Comme les médicaments ne mettaient pas fin au mal ,mais faisaient arrêter ou plutôt faisaient disparaître le mal pendant quelques jours ou quelques mois puis la douleur au foie revenait.

D’après les conseils des amis, des clients et des personnes ayant des expériences dans le domaine médicale.On lui avait conseillé de suivre un régime. Et c’ est ce qu’il avait appliqué durant toute sa vie.

Philanthrope il aidait les mendiants.Surtout pendant les fêtes religieuses. La »Zakat » sorte d’impôt musulman que les musulman donnaient aux pauvres vers le vingt septième jours du Ramadan ,de chaque année .Il aidait aussi les membres de sa famille qui venaient du « Bled » ou ceux qui résidaient à Casablanca.

Le frère souffrait,d’une maladie de rein .Incapable de diriger le commerce à cause de sa maladie.

Elle existait vraiment. On parlait d’elle rarement , ou plutôt on parlait d’ elle en catimi. On discutait longuement d’elle ,si elle daignait montrer son nez .Elle était souvent donnée en exemple , pour citer quelque chose de négative. Elle se déplaçait au gré des occasions. Elle choisissait ses cibles mêmes s’ils n’étaient pas malades .Des fois mêmes , s’ils étaient en bonne santé. Qu’ils soient bébés,enfants,adolescents,jeunes,adulte ou vieux cela peu lui importe. C’est de la mort qu’il s’agit. On lui consacrait un laps de temps seulement si elle touchait un proche ou un membre de sa famille.

Une année plus tard,il agonisait.

Pour faire vivre la femme du frère et ses enfants .Nourredine avait loué le commerce ,en échange d’ un bail.

Quatre années plus tard , le magasin était vendue . L’ héritage était divisé entre les deux frères.L’ un donnait capital,l’autre la force de son travail.

Honnête Nourredine était équitable. Il avait donné ce qui revenait de droit à la femme et aux enfants du frère . En vendant le pas de porte du magasin et les marchandises. La villa aussi où résidait le frère aîné était vendue .

Nourredine travaillait dur pour élever ses enfants. Quatre filles et trois garçons .C ‘était l’ aîné de la famille , Tahar qui l’ aidait en revenant de l’ école.

Comme le magasin alimentaire vendait des boissons alcoolisées. Pour continuer à vendre ces boissons,il est obligatoire d’avoir une autorisation. Alors,pour l’avoir il fallait faire une demande et voyager à Rabat ,capitale du Maroc.Nourredine était attaché à son commerce .Il ne pouvait quitter le magasin .Il était le patron,et tout qui se rapporte à la paperasse l’ indisposé. En plus, il était pieux,c’était l’occasion rêvée pour ne plus vendre le « Haram » c’est à dire les boissons alcoolisées.

Son voisin un autre commerçant qui a fait le nécessaire pour avoir l’ autorisation. Il s’était enrichi quelques années,plus tard.Il avait acheté l’immeuble de trois étages où se trouvait le magasin. Il avait acheté deux bras,l’un près du marché central au centre ville .Un autre avec restaurant sur une grande avenue.

Plusieurs années s’ étaient écoulées. Tahar avait réussi dans ses études. Il était allé faire une formation dans une autre ville .

Le commerce était prospère. Alors le patron Nourredine avait fait appel à d’autres commis ,pour l’ aider .La plupart,au début,venaient du village dont il était originaire. Plus tard ,les commis étaient spécialement recrutés du sud marocain.

Grâce au travail assidu et à quelques économies. Il avait acheté une maison, à la périphérie de la ville où il a placé sa famille.Auparavant , elle habitait ,incorfotablement , à l’arriere de la boutique.

En grandissant ,toutes les filles avaient travaillé après leurs études. Deux avaient travaillaient dans une polycninique comme infirmières.Une dans une grande administration semi- publiques. La benjamine qui avait terminé ses études universitaires. Elle avait été recrutée comme professeure dans une école publique.

Malheureusement, l’une des infirmières khadouj était tombée malade ,d’une maladie cérébrale .La mort l’avait happée, très jeune. Quelques trois ou quatre ans après son mariage .Laissant un enfant et une maison qu’elle venait ,à peine d’acquérir.

L’aîné Tahar ,avait suivit une formation pour devenir professeur, dans une école publique .Les deux autres frères aidaient leur père dans le magasin.

Plus tard, la maison qu’ il avait acheté.Elle était constituée d’un rez de chaussée. Au fur et à mesure des années ,il avait ajouté le premier puis le deuxième étage. Une fois les constructions achevées,la famille a déménagé pour y habiter.

Les enfants ont grandi les filles s’étaient toutes mariées. Elles avaient quitté le concon familial,pour suivre leurs maris.L’une s’était installée à Agadir.Une autre à Mohamadia.La troisième s’était installée à Casablanca dans sa nouvelle demeure.

Tahar s’était marié. Il habitait loin de la famille. L’ un des frères qui aidait Nourredine s’était marié.Il habitait dans la maison familiale. L’autre

frère,était resté Célibataire.

Les familles vivaient tranquillement les enfants avaient grandi. La plus part étudiaient soient à l »univvrsire,soient dans les écoles

Comme Nourredine avait transporté quelques chose de lourd.Il avit senti un mal terrible au bas du dos .Aussitôt, il avait fait un diagnostique chez un docteur . »Si vous voulez récupérer votre santé ,vous devez faire une opération,le plus tôt . »

C’était ce qu’il allait faire .Le lendemain , il s’était présenté à la clinique pour remplir les formulaires et les signer.

Une semaine plus tard, il avait quitté la clinique .Fatigué ,mais l’ opération s’était bien passée.

Quand Nourredine avait reprit le commerce. Les affaires avaient prospéré. Quelques années après, il se préparait pour aller à la Mecque.

La première fois il était allé seul. La deuxième fois il était parti avec sa femme trois ou quatre années plus tard .

Quinze ans , après la fatigue ,et sa vu faiblissait .Il était obligé de porter des lunettes.Suite, à un examen ,il avait apprit qu’ il ne pouvait plus voir avec l’oeil droit ,à cause……………………..

………………………………….Alors,il doit faire une opération à l’oeil gauche s’il veut garder la vue .L’année suivante c’est ce qu’il avait fait .L’opération avait réussit .

Les années suivantes aucun changement. Nourredine, travaillait dans sa boutique toute la semaine avec l’aide de ses enfants. I

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. Alors,il avait décidé de prendre sa retraite malgré lui car sa vue a très faiblie , surtout la nuit .Il ne voyait pas très bien. Un jour ,il était invité à fête. Il était rentré tard la nuit .Arrivant tard la nuit .Il ne savait où aller à cause de la puissante lumière .Ses yeux affaiblis .Il ne pouvait se souvenir de son chemin .Heureusement, il avait rencontré une qui l ‘ a guidé vers son domicile.

Cela lui était arrivé,plusieurs fois ensuite. A la sortie de la mosquée,il demandait aux gens de lui faire traverser la route.Des fois , il ne pouvait voir soit à cause de la forte ou la faible lumière .

Une anecdote lui était arrivée,lavoici:Il avait a un jeune homme qu’ il connaissait de lui faire traverser la rue.Sans honte,sans aucun respect. La personne en question a commencé à fouiller dans ses poches à la recherche de quelques pièces de monnaie. Interdit , craignant une action plus grave .Nourredine ne lui adressa lui la parole. Voilà un type qu’il connaissait tout petit qui est devenu voleur.

Surtout ,au mois de Ramadan .Aux prières des « taraouihs » ,qui se terminaient tard.Retourner à la mai son était pour lui un calvaire. Il ne pouvait traverser seul la rue.Il fallait toujours quelqu’un pour le faire traverser.

Ses mains sont devenues crochus à cause du rhumatismes. Ses mains , ses genoux et d’autres parties de son corps lui faisaient mal à cause du rhumatismes. Un docteur lui avait prescrit des piqûres qui exprimaient les douleurs.

Néanmoins,ces même piqûres vers la fin de sa vie avaient des effets néfastes sur santé .Son cou s’était penché à droite ,ses mains sont devenues crochus.Sa vue s’était affaiblie de plus en plus .

Un événement malheureux s’était produit. En s’asseyant brutalement,il s’était fracturé l ‘os de sa jambe gauche. Les premiers jours pour marcher s’était difficile. Il fallait qu’ il s’appuyait sur ses deux mains pour marcher.

Suite à une visite médicale les médecins car il avait consulté,au quatre .Deux disaient que l’opération était possible cependant ils demandaient une grosse somme d’argent de cinq à sept millions de dirhams.Les deux disaient la même chose, seulement il lui donnait un conseil. »Vous êtes âgés et l’opération est risquée. Elle peut aussi bien réussir qu’échouer. »

A la fin , il avait décidé de renoncer à l ‘opération. Et faire comme si rien ne s’était passé. Tout en prenant des précautions quand il voulait s’asseoir.

Ne pouvant plus aller à la mosquée à cause de cette mauvaise blessure.

La déformation corporelle : de ses doigts étaient déformés .Il s’ agit de déformation inesthétique qui sont souvent gênantes des doigts qui sont caractéristises par des » nodules » au niveau des articulations par des déviations des phalanges . Ces déformation sont bien souvent associés à des douleurs et gênent la mobilité des doigts et entravent les gestes au quotidien .

Les causes plusieurs affections entraînent une déformation des doigts. en particulier d’arthrose qui touche spécifiquement les mains.

L’ arthrose entraîne le plus souvent la formation de nodules au niveau des articulations .Elle évolue par poussées douloureuses. Les rhumatologues distinguent:

-les nodosites d’Heberden.’,et les nodosites de Bouchard.Leur localisation est latéralement elles sont plus douleureuseset plus invalidantes que les nodosites d’Heberden.

Nourredine souffrait de la polyarthrite rhumatoïde est une des causes les plus fréquentes des déformations des doigts.

.Il ne sortait plus.Il se déplaçait s’ appuyant sur des barres .Il ne pouvait aller à sa chambre au première étage. Il se déplaçait au rez- de- chasse pour aller , à la cuisine, dans les chambres ou aux toilettes .

Cette situation dura, presque trois années. Qui pour lui était de longues années. Il vivait la situation d ‘un prisonnier .

Il passait son temps à regarder la télévision ou à lire le livre sacré le Coran.

Recevant rarement des invités. Ils viennent ,surtout pendant les fêtes religieuses.

Durant les derniers mois de sa vu ,sa vue a beaucoup faibli .Sauve était flou. Des fois il se plaignaient de ses jambes qui froidissaient , sa fille les lui lavaient.

La dernière semaine il l’avait passé comme d’habitude,conscient.

Pendant , les derniers jours de sa vie il se plaignaient de son mal ventre.

Une visite médicale était nécessaire. C’est ce qui a été fait.Nourredine a prit les médicaments prescrit par le médecin qui n’avaient pas un effet positif sur lui.Donc , il a renoncé à les prendre .

Le dimanche matin il se plaignait de sa situation. Il appelait de toute ces force: »la mort! la mort où es-tu ? »

C’ est sa femme qui l’avait entendue crier ,ainsi.

Le soir du dimanche sept Mars deux mille vingt et un .Le 07/03/2021, vers huites heures trente .Il se plaignait de son ventre et d’un mal dans sa cage thoracique côté cœur.

Sa fille lui avait dit qu’on irait chez le médecin le lundi matin.

Entre huit heures et onze heures, son mal à empirer , il se plaignait d’un étouffement suite à quoi il s’était décédé.

Le lundi matin , suite au formalité administrative. Le médecin légiste était venu le consulté,après avoir rempli les papiers et pris les informations essentielles. Il nous a livré, un papier pour l’enterrement.

Après la prière du  » Dhor », au milieu de la journée. Les invités ont et les membres de la famille tous masculin. Ils ont accompagné le mort à sa dernière demeure , tombe numéro 9801 au cimetière ERRAHMA à casablanca.

Un sentiment de tristesse, de mélancolie et de pleure avait accompagné le défunt.

H.E.

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