NOUVELLE

L’ETRANGE CORBEAU

Faiza était très pauvre ayant grandi dans un quartier populaire où la plus part de gens se contentaient de l’essentiel.

Tous les habitants se connaissaient. Elle avait étudié , jusqu’au niveau lycée. Dans son quartier c’était elle qui avait le niveau d’instruction le plus élevé.Ses semblables ne dépassaient jamais le niveau primaire.

Dans son quartier,également, un groupe de jeunes ne travaillait pas.Ils passaient leur journée au coin des ruelles et rues où ils habitaient.

Un des garçons Nasser qui résidait près de sa demeure s’était présenté pour lier d’ amitié avec elle.Elle avait accepté sous condition que cela soit sérieux. L’ami , en question l’a assuré. Il avait même dit qu’ il irait travaillé , dans une autre ville pour s’extraire aux conditions dans lesquelles vivaient les jeunes de son quartier.

Effectivement,quelques semaines plus tard on ne le voyait plus , ni au coin des rues,ni dans le quartier. Faiza quand elle s’ennuyait,elle sortait avec les autres jeunes,elle s’amusait avec eux.Néanmoins ,elle ne dépassait jamais les lignes rouges.

Un jour,Nasser s’ était présenté devant Faiza en déclarant : »Voilà j’ai bien tenu ma parole .Maintenant,je travaille à Tanger .Je gagne ma vie et je viendrai demander ta main bientôt.  »

Faiza était restée médusée, bouche – bée, ne sachant ni quoi dire ,ni quoi faire.Ce n’était qu’après un long moment qui pouvait être pour elle un siècle .En fin elle avait dit : » C’est vrai ! C’est vrai ce que tu dis ? » .La première fois elle ne croyait ce qu ‘elle avait entendu. Ce n’était qu ‘après un laps de temps .

Elle remarquait que Nasser parlait, sérieusement. Elle ne l’avait jamais vu dans une situation pareille.Après un moment de réflexion, et parlant à elle -même en disant : » Moi, je ne perds rien. » Impatient Nasser attendait sa réponse.Elle l’ avait préparé tout en y ajoutant un sentiment de peur, de tristesse ,de joie et de sagesse : » Comment je vais devenir ta femme. Tu parles sérieusement ?Nous allons avoir une maison à nous !! où est – ce qu’ on va habiter avec ta mère ? »

« N’aie pas peur et ne soit pas triste tu vas venir avec moi à Tanger! » En écoutant ses derniers les traits de Faiza se transformèrent . Nassere voulait s’éloigner de ses amis ,qui se rassemblaient au coin de la rue, et sa mère qui lui achetait tout ce qu’il voulait. Cependant, il la rassurait et lui avait dit qu’il viendrait avec sa mère demander sa main .

En écoutant ces mots ,elle était restée sans voix surprise,étonnée,interloquée. Elle ne trouvait aucun mot pour répondre.

Le jour suivant,Nasser s’était présenté ,avec sa mère au domicile de sa fiancée. Ils avait éte bien reçus. Les questions réponses de part et d’autre se s’étaient ien passées. La visite n’avait pas duré très longtemps car les familles se connaissaient. L ‘essentiel était fait , les parents de la fille avait accepté le futur mari , sans trop de condition .

La semaine suivante le mariage était organisé. Une petite fête, auxquelle des amis des deux familles étaient invités.

Trois jours plus tard, ils avaient pris le car pour aller à leur résidence. Ils s’étaient installés dans la petite maison qu’il avait loué auparavant.

Le premier mois était impeccable. La relation était merveilleuse. Le mari quand il revenait du travail , il trouvait que le repas était prêt. La maison était bien rangée.Sa femme donnait le meilleur d’elle-même pour tenir la maison propre .Ils échangeaient des paroles douces et mielleuses. Bref, l’entente entre-eux étaient plus que satisfaisantes.

Le mois suivant la relation entre eux était aussi bonne que le premier mois. Seulement .Nasser , sans rien dire à sa femme, se réveiller au milieu de la nuit à trois heures du matin chaque nuit pour ne revenir que trois ou quatre heures , plus tard .Il se recouchait pour se réveiller à neuf heures pour aller à son travail.

Le manège dura presque un mois, par respect elle n’osait rien dire à son mari .Chaque fois qu’il quittait le lit une peur sans pareille s’emparait d’elle.Son coeur battait tellement fort qu’ elle sentait qu’il allait sortir de la cage thoracique .Ses dents claquaient .Elle ne voulait pas ouvrir les yeux ,de peur de voir des fantômes. Elle trouvait des difficultés immenses à bouger comme si son corps était anckilose. Elle tirait le drap et les couvertures pour bien dissimuler son corps frêle et sans force.

Malgré, cela une idée de génie traverssa, soudainement son esprit.  » la prochaine fois je vais le suivre pour savoir où il va ! » se disait-elle.

Effectivement, la nuit suivante,prenant son courage à deux mains. Aussitôt que son mari était sorti de son lit .Elle le suivi .Dans la chambre adjacente,la lumière était allumée.

Sans faire le moindre bruit ,elle s’était approchée avec ses pas feutrés,stoppant son souffle .Marchant sur les points de ses pieds . Faisant bien attention pour ne faire aucun bruit. Les mains tâtant le mur.Allant vers la direction de la lumière.

Doucement mais sûrement, elle s’ approchait de la porte d’où émanait la lumière. Hésitante le coeur qui battait la chaminade. Elle voulait absolument voir mais quelque chose la retenait sur place , elle ne savait pas quoi .

Enfin, elle ne savait pas comment. Elle avait plongé sa tête dans la lumière. Personne : »Alors, où est -il passé?  » Scrutant de tous les côtés rien . Tout à coup ,elle avait entendu un bruit soft ,levant les yeux en direction de l ‘endroit d’où venait le bruit.. ..

C’était une chose sans forme , au début , elle n’ avait pas bien vu , à cause de la lumière qui était très forte . Ensuite , cette forme commençait à se préciser petit à petit c’était la forme d’ un corbeau qui dirigeait son regard vers elle.Une peur effroyable la parcoura du pied jusqu’ à la tête. Revenant à elle,elle était retournée se coucher.

Elle ne pouvait point dormir .Tournant et retournant dans son lit .Quelques minutes plus tard elle dormait à point fermé.

Vers six heures du matin, le mari rejoinit le lit conjugal .Il s’était allongé puis avait fermé ses yeux.

La nuit suivante , fatiguée elle ne pouvait se réveiller. La journée et les jours suivants s’étaient déroulées comme d’habitude. Sa femme s’occupant des tâches ménagères. Son mari s’ était dirigé vers son lieu de travail.

Trois nuits ,plus tard sentant que son mari s’était levé à trois heures. Elle l ‘avait suivi,quelques instants ,plus tard .Sans faire le moindre bruit.Elle s’était dirigeait vers , la chambre d’où sortait la lumière. Doucement , mais sûrement , le coeur serré. Les jambes qui tremblaient .

Prenant toutes ses précautions,elle avait introduit sa tête la première ,gardant le reste du corps à l’extérieur pour ne pas être remarquée Elle avait parcourut toute la chambre aucun signe de son mari .Néanmoins, avant de retirer sa tête elle avait vu quelque chose qui ressemblait à un oiseau , le même qu’elle avait vu l’autre fois .Son cœur avait commencé à palpiter très fort ,en même temps l’ oiseau avait déguerpi.

Elle était, alors retournée à sa chambre .D’un bloc elle s’était affaissée sur son lit .Ne bougeant plus ,elle s’était endormie .

Le matin elle s’était réveillée tard.Une fatigue , sans pareille , rendait son corps lourd comme si elle transportait une lourde charge sur son dos .N’osant rien dire à son mari .Leur vie de couple était plus que, satisfaisante.

Une semaine après, elle avait passé toute la journée à faire le ménage.Elle était fatiguée par le travail, elle s’était affaissée sur son lit ,puis avait fermé les yeux aussitôt.

Le jour ,elle s’était réveillée , en forme car elle avait bien dormi. Comme c’était le week-end ,Faiza avait préparé quelques mets et des sandwichs. Ils avaient l’habitude de passer la fin de la semaine à la forêt à l’ombre des arbres .Respirant l’air pur et contemplant la nature .Son mari aimait écouter les oiseaux chanter.

De retoure à la maison le soir .le couple s’était endormi de bonne heure .Comme à l’accoutumé,le mari s’était réveillé vers trois heures du matin.Il a quitté le lit .Ayant senti que Nasser était sorti du lit.Elle l’avait suivi.

Silencieuse , marchant comme un félin qui suit sa proie .Elle s’était dirigeait vers la chambre d’où sortait la lumière. Doucement, prenant toute ses précautions,elle avait introduit sa tête à l’intérieur de la chambre. Ses yeux ayant parcouru le centre puis les recoins de la chambre : »Aucune âme qui vive ! » se disait -elle à elle-même .

Pour avoir le coeur net .Elle avait replongé sa tête dans cette immense lumière.Ses yeux,avaient parcouru toute la surface devant elle.Effectivement ,rien,il n’y avait personne.

Levant ses yeux vers le plafond .Ses yeux ont rencontré ceux d’un corbeau qui l’a scrutée.La peur l’ avait saisie.Elle avait retiré sa tête de la lumière. Puis elle avait commencé, à se poser des questions : » Que faisait ce corbeau ici ? Ce n’était pas la première fois que je le voyait ici!! Comment mon mari s’était-il transformé en corbeau? Et bien d’autres questions.

Pour supprimer tout soupçon,elle avait vu à l’intérieur de la chambre. L’étrange oiseau était toujours là. Courageuse, elle s’était avancé au milieu de la chambre.

Mais , cette fois au lieu que le corbeau sorte par la fenêtre. Il était rentré à l’intérieur de la maison.Aussitôt ,Faiza suivait sa direction .Soudain,il était rentré par une fonte dans la salle de bain.

Quelques instants ,plus tard Nasser était sorti de ce même endroit .Où sa femme était ,aussitôt rentrée ,elle cherchait l’oiseau ,mais sans succès .

Aucun trace de l’oiseau. »Où étais-tu passé ?je te cherchais partout ? «  » A trois heures du matin tu quittes ton lit pour partir je ne sais où ? »Tu avais fait cela plusieurs fois ! Mais, aucune trace de toi! » Ces différentes questions s’adressaient à Nasser.

Son mari ,interloqué,étonné, étourdit ,ne trouvait que répondre.

Sa femme continuait: »au lieu de te voir ,il y avait un corbeau dans la chambre,que je voyait chaque fois que je te cherchais.Il était rentré dans la salle du bain d’où tu étais sorti.A présent je ne trouve pas de corbeau mais tu es là ,à sa place :’Est-ce que par hasard tu ne te transforme pas en oiseau?se disait Faiza ,surprise ,étonnée ,l’air embarrassée de voir ,soudainement,son cher mari devant elle .

Ne coyant pas ses yeux elle ajoutait : »C’est bien toi mon cher mari,une peur bleue s’emparait de moi chaque fois que je ne te trouver pas . »

Pour être sûr que c’était son mari,elle parlait en le tâtant.

Lui ne trouvant que répondre, il avait dit : »Quelle étrange histoire !! »

H. E.

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